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Entête du bulletin

Bulletin trimestriel

Numéro 9, juin 2018


Ce Bulletin du Système d’information maritime (SIM) présente un sommaire des mouvements de navires sur le Saint‐Laurent et le Saguenay pour les premiers mois de l’année en cours.

Rappelons que le SIM dispose d’une interface web (www.statsmaritimes.com) sur laquelle se retrouvent les bulletins antérieurs, mais aussi de nombreuses informations statistiques liées au domaine maritime. Les usagers peuvent eux‐mêmes, selon leurs intérêts, configurer leur tableau de bord ou faire des requêtes personnalisées à même les banques de données. Le site est régulièrement mis à jour et enrichi afin d’en faire LA référence en matière de données relatives au transport maritime. Vos suggestions pour améliorer le format et le contenu du site sont les bienvenues.

Bonne lecture !

Nicole Trépanier, présidente-directrice générale
SODES

Sylvain Lafrance, directeur général
Innovation maritime


Dans ce numéro


SUIVI DE L’ACTIVITÉ MARITIME

L’année 2017 s’est terminée sur une note positive quant aux mouvements de navires, avec une majoration de 2 % par rapport à la moyenne des cinq années précédentes (2012‐2016). L’année 2018 montre elle aussi des signes encourageants, avec une augmentation du trafic de 10 % pour les 4 premiers mois (1872 mouvements), en comparaison à la moyenne pour la même période des cinq dernières années (2013 à 2017).

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Figure 1 - Trafic mensuel sur le Saint-Laurent et le Saguenay

(nombre de mouvements de navires)
Moyenne 2013-2017 2018

Sources : Innav, Innovation maritime

Tout comme pour le trafic, la capacité de chargement des navires s’est appréciée en 2017 (hausse de 5 % par rapport aux cinq années précédentes). Les données des quatre premiers mois de 2018 (86 millions de tonnes de port en lourd) montrent également une nette progression, soit une augmentation moyenne du port en lourd de 10 % comparativement à la moyenne des cinq années précédentes (2013-2017). Ce départ encourageant se compare aux quatre premiers mois de 2017 (port en lourd de 86,5 millions de tonnes pour 2017).

Figure 2 - Capacité totale mensuelle des navires (en ‘000 tonnes de port en lourd)

Moyenne 2013-2017 2018

Sources : Innav, Innovation maritime

Sans cumuler le plus grand nombre de mouvements pour les quatre premiers mois de 2018 (620, comparativement à 780 pour les navires de vrac solide), la capacité de chargement totale de la flotte de vraquiers liquides enregistre une augmentation de 26 % par rapport à la moyenne des 4 premiers mois des cinq dernières années (2013-2017, 20 151 529 tonnes). Le total de port en lourd pour la période de janvier à avril passe de 22 millions de tonnes en 2017 à 25,5 millions de tonnes en 2018 (une augmentation de 15 %).

Les navires de vrac solide cumulent le plus grand nombre de mouvements en ce début de 2018. On note une majoration de 5 % par rapport à la moyenne des quatre premiers mois des cinq années précédentes (780 mouvements en 2018, 801 mouvements en 2017 et une moyenne de 744 entre 2013 et 2017). La capacité de chargement de ces navires suit la même tendance avec 45 731 410 tonnes de port en lourd en 2018 contre 45 185 151 tonnes en moyenne entre 2013-2017 (augmentation de 1 %). Strictement pour 2017, et pour la même période de quatre mois, on notait 48 339 718 tonnes de port en lourd pour cette flotte.

Pour les navires porte-conteneurs, on observe sur quatre mois une augmentation des mouvements de navires de 5% par rapport à la moyenne des années antérieures (289 en 2018 contre 276 pour la même période en 2013-2017). Avec une capacité cumulative de 12,4 millions de tonnes de port en lourd, 2018 se place devant la moyenne sur cinq ans pour la période janvier-avril (10,5 millions de tonnes, majoration de 18 %).


Notes méthodologiques

Les mouvements de navires pris en compte dans le suivi de l’activité maritime sont, tel que défini dans les notes méthodologiques du Bulletin 1, tirés de la base de données INNAV. Les mouvements par types de navires correspondent au classement de ces derniers par INNAV, qui ne tient pas toujours compte du type de marchandise réellement transporté ou encore du type de service auquel le navire était assigné lors de l’enregistrement dudit mouvement.

Cette approche influence principalement le calcul des mouvements des navires porte-conteneurs. Cette classe de navires dans INNAV comprend les navires affectés à un service régulier, à partir ou vers un terminal dédié et ceux qui, de par leur construction, offre une certaine polyvalence mise à profit par des expéditeurs au gré des contrats de transport.

Dans un tel cas, le navire est identifié comme ‘’Marchand conteneurs’’ par INNAV, mais le mouvement généré peut ne pas impliquer un transport de conteneurs ou encore une escale dans un terminal dédié. À titre d’exemple, pour 2017, les 907 mouvements de navires porte-conteneurs sont distribués parmi 62 navires de ce type ayant enregistré au moins 1 mouvement en 2017. De ce nombre, 55 de ces navires ont fréquenté les terminaux spécialisés de Montréal et les 7 autres ont plutôt fait escale dans d’autres ports.